jeudi 1 octobre 2009

Je n’avais pas le temps, c’était le ramadan

Je n’avais pas le temps, c’était le ramadan
Le Ramadan s’est terminé récemment. Nous n’aurons vécu qu’une semaine de cette période atypique. Suffisamment pour en tirer quelques pensées.
J’ai tout entendu sur ce qu’est le ramadan. Sur ce qu’il faut faire et ne pas faire en tant que musulman. Il s’avère, que, comme tout ce qui a trait à la religion ici ou ailleurs, les gens en font une interprétation assez personnelle. Pour clarifier ce tohu-bohu, je consulte mon fidèle allié, Wikipédia.
Après quelques autres recherches du même genre, je pense modestement pouvoir tirer quelques grands traits du Ramadan.
Ne nous trompons pas, le Ramadan n’est pas :
- une période durant laquelle les musulmans ne vivent plus,
- durant laquelle il est interdit d’avaler sa salive (!!!!),
- durant laquelle il ne faut plus se laver les cheveux, éliminer tout artifice féminin et se transformer en Tatie Danièle, moche, velue et aigrie.

Non, non, le Ramadan, ce n’est pas cela. Ou alors, il me faut approfondir mes recherches.
Pour le moment, il me semble que le Ramadan est d’abord un mois saint, au cours duquel les musulmans sont invités à jeûner. Pourquoi jeûner ? Pour se purifier, pour comprendre la détresse du démuni, pour être davantage à l’écoute de son corps et de son âme. Il s’agit d’un moment de plein engagement dans la foi et dans la spiritualité. Le pratiquant est invité à se recueillir dans la prière et à faire preuve d’une grande auto discipline.
Si j’ai bien compris, c’est aussi…
…de trop longues journées, la faim qui tiraille, la soif obsédante, les nerfs à vifs…
…et le ftour !
Le ftour, la rupture du jeûne ravive les sourires et redonne des couleurs. Attendez une heure après le ftour et peu à peu les rues se remplissent et les terrasses de café sont envahies. J’ai adoré cette ambiance familiale : les rires nocturnes, les lumières des magasins, la foule dans la rue, les réunions entre amis…Le Ramadan m’est apparu comme une période propice à la communion familiale, au partage et à la générosité envers les plus pauvres
Bien évidemment, le Ramadan a aussi sont lots de désagréments (ben autrement, ce serait po drôle !). Par exemple, essayez de capter l’attention de votre interlocuteur à 17h, le vendredi, la dernière semaine de Ramadan ? Et bien, je vous conseille plutôt l’ascension du Mont Blanc ou la traversée de l’Atlantique en solitaire. Et entendons nous bien, c’est à nous, étrangers, de nous adapter ! Une fois que l’on sait ça, il suffit, de demander les informations cruciales le matin.
Ensuite, j’ai souvent entendu, même (et surtout) de la part de musulmans que le Ramadan était une période de gâchis alimentaire et de surconsommation effrénée. Rien de surprenant à mon sens. Il s’agit d’une fête religieuse. Un peu comme Noël, non ? Pour ma part, du 24 décembre au 01 janvier, chaque année, j’efface de mon vocabulaire le mot « décence » et me transforme, soit en ogre goulu les meilleures années, soit en aspirateur vivant les années où je suis en Martinique. La gloutonnerie excusée par la religion est…humaine je crois. Le petit Jésus à bon dos.

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