lundi 17 août 2009

Galère d’hôtels, rencontres impromptues, dîner de stars, visites surprenantes et…accident de voiture qui aurait pu tourner au drame, un week-end riche en émotions !

Vendredi 14 août 2009 – 10h30


Assilah, le charme caché

Aujourd’hui, c’est férié. C’est le jour marquant le retour des provinces sahariennes au Maroc. Je passe les détails géopolitiques qui font de ce jour un jour béni nous permettant de profiter d’un week-end de 3 jours !
Une voiture de location nous attend gentiment garée devant chez nous. Notre amie Hélène (une jeune femme en VIE avec qui nous nous entendons très bien) nous accompagne pour un périple dont nous n’aurions jamais pu prédire la teneur …
Après environ 300 km de route en allant vers le nord (nous partons de Casablanca), nous arrivons à Assilah, petite ville de la côte atlantique (28 000 habitants tout de même). Nous garons rapidement la voiture pour découvrir la ville à pied. Les premières impressions sont, pour le moins, mitigées. La chaleur nous étouffe. Nous avons tous oublié nos couvre-chefs à Casablanca et l’ombre se fait aussi rare que l’eau dans le désert.
Nous nous abritons à la terrasse d’un bouiboui peu accueillant m ais bénéficiant d’atouts non négligeables : de l’ombre, du coca zéro et une carte proposant à manger. La cherté des plats nous surprend autant que leur médiocrité. Nico ne termine même pas son plat de calamars non pas fris mais re-fris (technique consistant certainement à frire les calamars le matin, et à les re-frire avant de les servir aux clients…).
Je repense aux nombreuses personnes qui m’ont vanté les mérites d’Assilah et me plonge dans une lecture attentive du routard. Il est conseillé d’entrer dans les remparts portugais pour y découvrir une jolie médina. Après celles de Fès, de Marrakech, d’Essaouira…je crains que nous soyons soulés –pour utiliser le juste terme- par une nouvelle visite de médina avec ses bazaristes et arnaqueurs en tout genre.
Quelle charmante surprise ! La Médina d’Assilah est, en effet, très jolie. Les vendeurs y sont posés, ne semblant rien attendre des quelques touristes qui se baladent. Les tons pastels donnent à cet endroit un aspect enchanteur voire « disneyland », le coté artificiel en moins.

Nous trouvons même de quoi couvrir nos têtes durement attaquées par les rayons (lasers ou quoi?) du soleil. Nous payons nos chapeaux 20 dirhams, soit moins de 2€. Le prix me paraît plus que convenable. J’apprendrai plus tard que les vendeurs les achètent 4 dirhams, soit environs 0,35€ et qu’ils sont « made in China ». Sympa…
Nous quittons Assilah, enchantés et guillerets à l’idée de découvrir Tanger, grande ville portuaire située complètement au nord du Maroc (173 000 habitants).

Et si nous dinions avec Jean-Pierre Elkabbach à Tanger ?

Nous savons que la côte atlantique est littéralement envahie par les touristes durant les mois d’été. De surcroît, cette année est un peu spéciale car le Ramadan commençant aux alentours du 20 août, tous les marocains sont partis avant cette date fatidique alors que d’ordinaire les vacanciers étalent leurs congés jusqu’au 07 septembre environ. Du coup, les sites touristiques ne sont pas pleins, ils sont surbookés !
Conscients de cette donne, nous nous mettons à appeler les hôtels pour réserver une chambre pour le soir. Il nous reste 4 heures avant la tombée de la nuit, tout va donc très bien, non ? Certes, certaines familles réservent leurs vacances 6 mois avant…Ils sont fous…Nous guignols ? Meuh non ! Une ville comme Tanger a forcément 3 lits bien proprets à disposition de touristes sympathiques comme nous….
Ou pas !
Absolument TOUS les hôtels à prix et à confort acceptables sont complets. Nous appelons, appelons et appelons encore…demandons d’autres numéros, interrogeons les gardiens d’immeubles, les réceptionnistes d’hôtel… et ne nous heurtons qu’à des « Désolés Madame, nous sommes complets » « ça ne sera pas possible pour ce soir Monsieur» ou à des refus bien moins polis.

Bon. Soyons méthodiques.
Trois alternatives s’offrent à nous :
1- dormir dans un hôtel à 200€ la nuit (il y reste quelques places, tiens tiens…)
2- dormir dans un hôtel à 5€ la nuit (il y reste quelques places aussi, tiens tiens tiens…)
3- dormir dans la voiture.

Personnellement, je vote pour l’option 3. L’option 1 me paraît complètement dingue, d’autant plus que nous partons en vacances dans moins de cinq jours et -qui dit vacances, dit dépenses-.
L’option 2 me paraît encore plus folle. J’ai eu la galle au Mexique, trop mauvais souvenirs pour prendre le risque de dormir à nouveau dans des endroits insalubres, d’autant plus que nous n’avons pas de sacs de couchage (ben quoi ?). Croyez le ou non, avec un sac de couchage, je suis beaucoup plus hardie, oui oui !
Mais Nico et Hélène me rappelle que l’option 3 est certainement la plus risquée. Où dormir ? Dans un parking, en proie aux voleurs et autres personnages étranges qui ne vivent que la nuit ? Dans la campagne ? Se risquant aux mêmes rencontres, sans la possibilité de demander de l’aide en cas de problème.
Bon alors, ok. Deux bonnes heures ont du s’écouler et nos recherches demeurent infructueuses.
Que fait-on ?
Je relis le Routard.
A 15 km, il y a le cap Spartel. C’est une destination vivement recommandée. Il s’agit d’une falaise au pied de laquelle les eaux de la Méditerranée et de l’Atlantique se mélangent. Le guide du Routard y recommande 2 hôtels. Le premier, le Robinson, à 50€ la chambre, un peu chère mais acceptable. Le second, le Mirage, à 250€ la chambre, donc disqualifié d’avance.
Comme c’est étrange, personne ne répond au téléphone au Robinson…
Il est 19h30. Allons voir directement. Et puis Hélène a un bon pressentiment. Elle sent que « celui là c’est le bon ». Bah si c’est le bon, alors…

Entre temps, nous réservons tout de même une chambre pour trois, dans, manifestement, le seul endroit libre à 100 km à la ronde…Une alternative au rabais…Je reviendrai là-dessus…

Nous arrivons au Cap Spartel…pour le coucher du soleil !

Le coucher du soleil du haut d’une falaise aux pieds de laquelle se mélangent des eaux intercontinentales. So lovely !

J’en profite pour demander à Hélène quelques jolis portraits de Nico et moi. Des fois qu’un jour, je ne doive trouver de belles photos pour des faire-part… :-D
C’est une blague Nico, détends toi !

Nous restons à contempler le gros astre du jour s’en aller pendant de longues et délicieuses minutes, savourant cet instant comme un présent du destin après ces quelques heures de galère…

Hey les gars, on se réveille ! Nous ne savons pas où dormir ! Certes, nous avons réservé une chambre. Mais elle se situe à 100 km de là où nous nous trouvons et il s’agit d’une maison d’hôte dont « l’état général laisse parfois à désirer » d’après notre compagnon de route Le Routard ! Et il est 20h00 !

Quant au Robinson, nous apprenons rapidement par les habitants du coin qu'il ne répond pas parce qu’il est tout bonnement fermé !

Nico suggère d’aller dîner au restaurant de l’hôtel le mirage (celui à 250€ la nuit) pour réfléchir et surtout pour s’offrir un instant sympathique avant de s’engouffrer dans une galère que l’on sent poindre à grands pas.
Les plats y sont annoncés autour des 15€, une fortune pour ici mais après tout, nous n’avons qu’une vie non ? Et puis, 15€…
D’autant plus que le Routard recommande vivement de s’y arrêter : « Les tables sont disposées autour d’un patio blanc s’ouvrant sur la mer. La vue est tellement belle qu’on pourrait vraiment croire à un mirage (…). »
Allé hop, yellah, allons dîner mes chers amis. Oh dear ! Je n’ai que des tongues à la semelle plus que douteuses…Et bien tant pis, ces gentils gens s’en accommoderont.

Nous arrivons donc au Mirage.
Waouh ! Nous n’avons qu’une vue nocturne mais déjà, nous sentons bien que le routard ne nous a pas menti. Sacré lui !
Nous dînons à deux tables de Jean-Pierre Elkabbach, reconnu grâce à l’accueil sonore qui lui offre ses hôtes de table : « Oooooh ! Les Elkabbach ! Comment allez-vous ? ».

Petit extrait de notre dialogue du moment :
« Nico : Hey, psssssttttt…..hey…..vous croyez que c’est le gars connu là ?
Moi : le journaliste ? Jean-Pierre Elkabbach ? T’as craqué ou quoi ?
Hélène : Ben si, il a raison, c’est lui
Moi : vous êtes barrés, il ‘ ressemble pas du tout à ça
Nico : ben si, il a changé, ça fait un baille qu’on l’a pas vu mais c’est lui
Hélène : ouais carrément, c’est lui
Moi : euh, ben moi j’crois pas non »

Bref, ils ont raison. A tout le moins, ce monsieur ressemble beaucoup au monsieur sur les photos associées au nom « Jean-Pierre Elkabbach » sur google images. Mais je n'en démords pas, il peut aussi s’agir d’un sosie ou d’un frère voire d’un cousin.
Oui, le routard mentionne la présence récurrente de célébrités dans ce restaurant…
….mais que voulez-vous, j’ai toujours raison, c’est ainsi... :-)

Nous passons un moment sublime, bercés par la brise marine et le chant des vagues se brisant doucement sur la falaise. Le service n’est pas au top mais nous l’excusons car nos plats sont délicieux. Nous buvons un vin rouge correct quoiqu’un peu piquant (mouarf). Je précise que Nico s’arrête aux deux verres réglementaires (réglementaires en France pas au Maroc, mais ce repère nous paraît pertinent pour savoir quand s’arrêter).
Et la tarte au citron…Haaaaaaaaa la tarte au citron. Si un jour vous venez au Maroc, allez au Mirage manger une tarte au citron!
Son goût est indicible donc je me tais et respecte ce constat.


La suite : "Comment se retrouver à l’arrache à Larache"
mais je dois d'abord travailler un peu...quand même!

4 commentaires:

  1. Si vous voyez des fautes d'orthographes et de syntaxes, merci de me les signaler.
    J'ai rédigé le texte en une heure... :)

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  2. Ah ! le blog de Nico et Amélia, je le découvre juste maintenant mais ça fait bien plaisir de lire vos aventures marocaines.
    N'empêche pour votre mésaventure avec le Robinson c'est un grand classique du routard, nous on ne compte plus les adresses fermées depuis plus de deux ans qui sont dans la dernière édition. C'est à devenir fou des fois.
    En tout cas continuez votre blog je veux vous lire (vous êtes dans mes favoris maintenant alors je vais vous surveiller) !
    Biz les marocains
    Baptiste

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  3. Coucou Baptiste ! Merci pour ces encouragements. Ton intervention me rappelle que j'ai un peu délaissé le vôtre, alors je retourne à sa lecture de ce pas (enfin... de ce clic!).
    Je me souviens que ton écriture est fort plaisante et que vos aventures bien rigolotes (la crise d'achats compulsifs de Blondine refrénés par tes soins...hihi)
    Et vos photos sont sublimes...ça donne envie!

    Pour ceux qui voudraient aussi lire Baptiste :
    http://suiveznousdeloin.wordpress.com

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  4. Top top top !! Agreable de te lire...la suite la suite la suite !! Jtembrasse fort et nico too

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